• Dur de s'imposer à la majorité et l'appel de Cochin

    Dur de s'imposer au sein de la majorité et l'appel de CochinCette victoire mitigée, évite au président la cohabitation et affaiblit la position de Jacques Chirac en temps que chef du camp gaulliste qui se retrouve pris en tenaille entre les partisans d'une rupture totale avec les Giscardiens emmenés par Michel Debré qui propose le dépôt d'une motion de censure et les autres, favorables à un rapprochement tels Jacques Chaban-Delmas, qui retrouve le perchoir à l'Assemblée nationale le 3 avril. Ceci grâce au soutien des députés U.D.F. et contre le candidat officiel du groupe R.P.R., Edgar Faure. Jacques Chirac adopte alors une position médiane, sanctionnant ceux devenus trop proches du pouvoir tout en rejetant la rupture, ainsi il exerce une pression continue sur l'exécutif notamment dans les domaines économiques et sociaux. Les «barons» et les ministres lui sont de plus en plus hostile et lancent une campagne contre la «bande des quatre», constituée des conseillers principaux de Jacques Chirac (Yves Guéna, Charles Pasqua, Pierre Juillet et Marie-France Garaud) et dont l'influence est jugée trop importante. Le 26 novembre 1978, Jacques Chirac est victime d'un accident sur une route de Corrèze d'où il est transporté à l'hôpital Cochin à Paris. De là, il lance «l'Appel de Cochin», écrit par Pierre Juillet et apporté dans sa chambre par Marie-France Garaud : il y dénonce le «parti de l'étranger» et donc l'U.D.F. L'accusant d'agir au nom de l'Europe et contre les intérêts de la France dont il «prépare l'inféodation» et «consent à l'idée de son abaissement». La réaction au sein des «giscardiens» du R.P.R. ne se fait pas attendre : Lucien Neuwirth décide de ne plus voter aux conseils nationaux, Hélène Missoffe et Alexandre Sanguinetti démissionnent tandis qu'Alain Peyrefitte le garde des Sceaux écrit une lettre à tous les parlementaires du parti où il condamne «ces propos outranciers». Pour celà, il est exclu du mouvement pour six mois, mais tous les membres R.P.R. du gouvernement lui restent solidaire. Puis Yves Guéna rompt avec lui et marque son mécontentement début 1979 pour protester contre le fait qu'il n'ait pas été mis au courant de l'annonce faite par Jacques Chirac aux journées parlementaires du parti en Guadeloupe et qu'il allait demander la mise en place de deux commissions d'enquête ainsi que la convocation d'une session extraordinaire du Parlement pour remettre en cause la politique économique et sociale du gouvernement. Pourtant, lors de la tenue de cette dernière, également demandé par la gauche et obtenue (14 au16 mars 1979). Jacques Chirac n'intervient pas, choisit l'abstention et empêche que le R.P.R. vote la motion de censure déposée par les socialistes.

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