• Chirac et la rupture avec le président de la République

    Chirac et la rupture avec le président de la RépubliqueLe 11 janvier 1976, le président effectue un remaniement ministériel contre l'avis de Jacques Chirac. Celui-ci souhaite le départ de Michel Poniatowski, Jean-Pierre Fourcade et Françoise Giroud mais Giscard les maintient et ajoute au Gouvernement six secrétaires d'État dont un seul de l'UDR, alors que le Premier ministre voulait le restreindre et augmenter le nombre de gaulliste. Il dénonce le pouvoir exercé par Valéry Giscard d'Estaing et après la défaite de la droite aux élections cantonales de mars 1976 (neuf départements passent alors à gauche), il demande l'organisation d'élections législatives anticipées au cours desquelles son rôle de coordinateur de la majorité serait reconnu et une refonte complète de l'action gouvernementale : abandon de certaines réformes comme la taxation sur les plus-values et une politique plus axée sur le plan social et la défense des libertés.
    Après une rencontre au fort de Brégançon le 6 juin 1976, Jacques Chirac se laisse convaincre par ses collaborateurs et décide de quitter son poste. Il remet sa lettre de démission au président de la République le 26 juillet 1976, mais il accepte de ne la rendre officielle que le 25 août à 11 h 40. Il se justifie avec éclat lors d'une conférence de presse tenue à l'Hôtel Matignon le jour de son départ : «Je ne dispose pas des moyens que j’estime aujourd'hui nécessaires pour assumer efficacement mes fonctions de Premier ministre et dans ces conditions, j'ai décidé d'y mettre fin». Remplacé par Raymond Barre, il est dénoncé dès le soir du 25 août par Giscard dans une interview donnée à TF1. Le chef de l'État reproche à son ancien Premier ministre d'être incapable de résoudre le problème de l'inflation et d'informer clairement l'opinion publique des buts poursuivis par le gouvernement et considère qu'il manque d'autorité et est inapte à donner aux débats politiques la sérénité nécessaire. L'opposition porte un jugement beaucoup moins dur sur son action à Matignon, car si Georges Marchais considère Jacques Chirac comme «le Premier ministre le plus antisocial» qu'il ait jamais rencontré, François Mitterrand dit de lui qu'il a été «le meilleur Premier ministre» que la majorité ait eu à son service. (Vidéo de la journée de démission)

    (Vers les dates)

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