• Chirac : dur de cheffer avec la crise économique

    Chirac : dur de cheffer avec la crise économiqueS’ajoutant aux difficultés politique, une mauvaise situation économique et sociale : il est le premier chef de gouvernement à être confronté aux effets du premier choc pétrolier de 1973 ; le pays connaît sa première récession depuis 1945 (le PIB baisse de 1,6% au quatrième trimestre 1974 et de 1,5% en 1975) et une forte inflation (+13,8% en 1974). Les demandeurs d'emploi passent de 200 000 en 1974 à 1 million en 1976. Dans un premier temps, le gouvernement s'efforce de lutter contre l'inflation née de la hausse du prix du baril de pétrole en adoptant le 12 juin 1974 un plan de «refroidissement» préparé par le ministre de l'Économie et des Finances Jean-Pierre Fourcade. Cette action déflationniste permet à la hausse des prix d'être moins importante les années suivantes (+11,9% en 1975 et +9,5% en 1976) et de réduire le déficit commercial du pays, mais fait chuter dans le même temps le taux d'investissement, fragilisant d'autant la production notamment dans le secteur industriel (celle-ci baisse de plus de 10% en quelques mois). Jacques Chirac et les gaullistes s'opposent à ce plan car favorables à des mesures de relance de l'économie par l'investissement. Le Premier ministre déclare ainsi en juillet 1975 : «Le plan de refroidissement a assez duré. Il ne faut pas écouter les technocrates imbéciles qui veulent freiner les investissements. Les entreprises ont besoin d'une relance». Sa vision s'impose alors doucement au président de la République et après un premier programme «timide» de 6 milliards de Francs complété d'un emprunt de 15 milliards redistribué aux petites et moyennes entreprises au début de l'année 1975, un véritable virage dans la politique économique du gouvernement a lieu en septembre 1975 avec l'abandon du «refroidissement», l'allégement des restrictions de crédits (l'encadrement, les réserves obligatoires et le taux d'intervention de la Banque de France), la mise en place d'un plan de relance de 30,5 milliards de Francs et l'adoption d'un report d'impôt sur les bénéfices pour les entreprises. Cette rupture permet à la production industrielle de repartir à la hausse tout en conservant une inflation stable autour de 10%, mais entraîne un déficit de la balance commerciale de 40 milliards et déstabilise le Franc qui se déprécie d'environ 4,5 % et doit sortir du Serpent monétaire européen le 15 mars 1976.

    (Vers les dates)

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