• Jacques Chirac, chef de ParisLe 25 mars 1977, Jacques Chirac devient le premier maire de Paris depuis Jules Ferry, il a un budget de quinze milliards de francs et gère 40 000 fonctionnaires. C'est également un contre-pouvoir de poids et un excellent tremplin électoral. Ses premières mesures consistent principalement à revenir sur des décisions ou projets gouvernementaux : abandon du projet de radiales entrant dans Paris, abandon et destruction du premier niveau déjà construit du projet controversé de «monument au Vert» aux Halles de Paris confié à l'architecte espagnol Ricardo Bofill et remplacé par les non moins critiqués «parapluies» du français Jean Willerval. Il soutien dès 1978 la reprise de la construction de la Voie Express Rive gauche, voulue par Georges Pompidou mais abandonnée par VGE en 1974. Le nouveau maire met l'accent sur la propreté avec le lancement du programme «Paris ville propre» qui comprend une augmentation et une modernisation du matériel de ramassage de détritus, dont les célèbres «motocrottes». Les effectifs augmentent avec la constitution des «Commandos de la Propreté». Certaines friches industrielles sont réhabilitées, notamment sur les quais de Seine et certains quartiers populaires. Il lutte aussi contre la pollution de la Seine et lance sa promesse de s'y baigner le premier en 1995. La réalisation d'espaces verts, de crèches, de gymnases, de bibliothèques, d'écoles sont également au menu. Ainsi, il gagne assez vite la confiance des Parisiens. Mais l'opposition, emmenée par le socialiste Paul Quilès, lui reproche de ne rien faire pour améliorer l'habitat social, de ne pas lutter contre la hausse du foncier et de favoriser «l'embourgeoisement». Ses adversaires l'accusent également d'avoir mis en place un système «clientéliste», d'avoir utilisé pour lui l'appareil du RPR et à des fins purement électorales, un certain nombre de moyens de la municipalité : emplois fictifs, marchés publics du bâtiment et frais de bouche(s).

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  • Jacques Chirac, maire de Paris veux affirmer la place du R.P.R. comme leader de la majorité lors des élections législatives des 12 et 19 mars 1978, et ainsi devancer la formation crée le10 janvier 1978 par la réunion de tous les mouvements du centre et de la droite non gaulliste (le Parti républicain, le C.D.S., les radicaux valoisiens et le P.S.D.) : l'Union pour la démocratie française (U.D.F.) celle-ci a pour but de soutenir directement le président de la République et son gouvernement. Mais le R.P.R. Avec des résultats décevants est en tête avec 154 députés, puis l'U.D.F. 137, le P.S. 114 : en légère hausse et le P.C. en hausse également avec 86 députés. Donc la gauche, divisée, perd la bataille avec 200 députés contre 291 pour la droite.

    Au premier tour le 12 mars, le parti chiraquien n'arrive qu'en troisième position avec 22,8 % des suffrages exprimés (deux points de moins que le score obtenu par l'U.D.R. en 1973, la famille gaulliste perdant pour la première fois depuis 1958 son statut de première force politique), derrière l'alliance PS-MRG (26,3 %) et surtout après l'U.D.F. (23,9 %) formation d'union soutenue par le Président de la République et son Premier Ministre.

    Le second tour permet toutefois au R.P.R. de conserver sa place de premier groupe politique à l'Assemblée, avec 154 sièges sur 491, mais lui fait perdre tout de même 29 députés par rapport à la législature précédente. Jacques Chirac est quant à lui réélu dans sa troisième circonscription de Corrèze sans difficulté dès le premier tour, en améliorant de plus son résultat de 1976 avec 55,8 % des voix.

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  • Dur de s'imposer au sein de la majorité et l'appel de CochinCette victoire mitigée, évite au président la cohabitation et affaiblit la position de Jacques Chirac en temps que chef du camp gaulliste qui se retrouve pris en tenaille entre les partisans d'une rupture totale avec les Giscardiens emmenés par Michel Debré qui propose le dépôt d'une motion de censure et les autres, favorables à un rapprochement tels Jacques Chaban-Delmas, qui retrouve le perchoir à l'Assemblée nationale le 3 avril. Ceci grâce au soutien des députés U.D.F. et contre le candidat officiel du groupe R.P.R., Edgar Faure. Jacques Chirac adopte alors une position médiane, sanctionnant ceux devenus trop proches du pouvoir tout en rejetant la rupture, ainsi il exerce une pression continue sur l'exécutif notamment dans les domaines économiques et sociaux. Les «barons» et les ministres lui sont de plus en plus hostile et lancent une campagne contre la «bande des quatre», constituée des conseillers principaux de Jacques Chirac (Yves Guéna, Charles Pasqua, Pierre Juillet et Marie-France Garaud) et dont l'influence est jugée trop importante. Le 26 novembre 1978, Jacques Chirac est victime d'un accident sur une route de Corrèze d'où il est transporté à l'hôpital Cochin à Paris. De là, il lance «l'Appel de Cochin», écrit par Pierre Juillet et apporté dans sa chambre par Marie-France Garaud : il y dénonce le «parti de l'étranger» et donc l'U.D.F. L'accusant d'agir au nom de l'Europe et contre les intérêts de la France dont il «prépare l'inféodation» et «consent à l'idée de son abaissement». La réaction au sein des «giscardiens» du R.P.R. ne se fait pas attendre : Lucien Neuwirth décide de ne plus voter aux conseils nationaux, Hélène Missoffe et Alexandre Sanguinetti démissionnent tandis qu'Alain Peyrefitte le garde des Sceaux écrit une lettre à tous les parlementaires du parti où il condamne «ces propos outranciers». Pour celà, il est exclu du mouvement pour six mois, mais tous les membres R.P.R. du gouvernement lui restent solidaire. Puis Yves Guéna rompt avec lui et marque son mécontentement début 1979 pour protester contre le fait qu'il n'ait pas été mis au courant de l'annonce faite par Jacques Chirac aux journées parlementaires du parti en Guadeloupe et qu'il allait demander la mise en place de deux commissions d'enquête ainsi que la convocation d'une session extraordinaire du Parlement pour remettre en cause la politique économique et sociale du gouvernement. Pourtant, lors de la tenue de cette dernière, également demandé par la gauche et obtenue (14 au16 mars 1979). Jacques Chirac n'intervient pas, choisit l'abstention et empêche que le R.P.R. vote la motion de censure déposée par les socialistes.

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  • Après l'appel de Cochin, les européennesPour les premières élections européennes au suffrage universel direct du 7 juin 1979, Jacques Chirac est en tête de la liste «Défense des intérêts de la France en Europe» et reprend le thème traditionnel gaulliste de «l'Europe des Nations» et s'oppose à la liste très fédéraliste et «européiste» de l'U.D.F., emmenée par Simone Veil. Lors d'un meeting à Bagatelle le 4 juin, il déclare : «Ce qui nous sépare de l'UDF sur l'Europe est incomparablement plus profond que ce qui nous unit». Mais il essuie un échec retentissant, ne réussissant pas à intéresser un électorat gaulliste très peu enthousiasmé par ce scrutin : sa liste est en quatrième position avec seulement 16,31 % des suffrages et 15 sièges de parlementaire européen sur les 81 dont dispose la France, il est dépassé non seulement par Simone Veil qui arrive en tête (27,61 %, 25 élus), mais aussi par les socialistes de François Mitterrand (23,53 %, 22 sièges) et les communistes de Georges Marchais (20,52 % et 19 élus). L'abstention est d'environ 40 %. Bien qu'élu, Jacques Chirac abandonne immédiatement son mandat, préférant ses fonctions locales ou nationales. Après cette défaite, et sur l'insistance de certains de ses proches dont Bernadette Chirac de plus en plus critiques à l'égard de Pierre Juillet et Marie-France Garaud, il s'en sépare et commence à réorganiser ses troupes en vue de la bataille présidentielle de 1981.

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    • Les aventures amoureuses n'ont pas joué un rôle déterminant dans ma vie. Il y en a que j'ai bien aimées, aussi discrètement que possible...


    Pierre Péan, L'Inconnu de l'Elysée.

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