• Chirac, maintenant ministre de l’intérieurLors des élections législatives de 1973, la majorité conserve aisément son avance avec 268 députés, 30 pour les réformateurs et 175 pour la gauche. La côte de popularité de Pompidou est encore supérieure à 50 %. En février 1974, à la suite de l'affaire des écoutes du Canard enchaîné, il « échange », lors d'un changement de gouvernement, son poste avec celui de Raymond Marcellin, maintenant, Jacques Chirac est ministre de l'Intérieur.

    Affecté par la mort de Georges Pompidou le 2 avril suivant ; il apparaît ému aux armes lors de la messe de funérailles à Notre-Dame de Paris. Lors de la Présidentielle il milite pour une candidature de rassemblement de la majorité, mais il est hostile à Jacques Chaban-Delmas qu'il estime incapable d'affronter l'union de la gauche, derrière François Mitterrand. Il choisit donc de soutenir le Premier ministre sortant, Pierre Messmer, un temps candidat, puis Valéry Giscard d'Estaing. Il rallie en sa faveur, et contre Chaban, 39 parlementaires et 4 ministres gaullistes, dit « Appel des 43 » et contribue ainsi à la victoire du ministre des Finances à l'élection  présidentielle. Il bénéficie également d'une bonne connaissance du terrain et des élus locaux acquise au ministère de l'Agriculture bien sur et surtout de sa position au sein d'un ministère « stratégique » : le ministère de l’intérieur dans lequel il a la haute main sur les préfets et les Renseignements généraux. (Vers les dates)

     

     

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  • Chirac, maintenant CHEF de GouvernementLe 27 mai 1974, grâce à son rôle décisif dans l’élection de Valéry Giscard d'Estaing à la Présidence de la République, celui-ci le nomme Premier ministre. Le 5 juin il expose son discours de politique générale devant l'Assemblée nationale qui lui accorde le lendemain sa confiance par 297 voix contre 181. Il conserve l'appui de l’U.D.R. (l'Union pour la défense de la République) qui ne compte que cinq ministres sur quinze, alors qu'ils étaient dix sur seize dans le gouvernement précédent. Le 14 décembre il devient secrétaire général de l’U.D.R. en dépit de l'opposition des barons du gaullisme, sans même en avoir été membre précédemment, par 57 voix contre 27 au député-maire de Cambrai : Jacques Legendre. Il ne fait toutefois pas l'unanimité au sein du camp gaulliste. Ainsi, le ministre sortant des Relations avec le Parlement, Robert Boulin, qualifie son arrivée à la tête du parti de «hold-up» et rend sa carte de parti, tandis que le député-maire de Brive-la-Gaillarde Jean Charbonnel il avait saisi, dès le 25 juin 1974, le tribunal administratif pour «violations graves, répétées, délibérées des statuts de l'U.D.R.». Quant à Jacques Chaban-Delmas, il estime que : «M. Chirac n'a découvert le gaullisme qu'en comptant les sièges de l'Assemblée». Jacques Chirac prend toutefois rapidement en mains l'U.D.R., notamment les fédérations du parti, puis est réélu à sa tête avec 92,56 % des voix par les membres du conseil national. (vidéo sur Jacques Chirac venant d'être nommé 1er ministre, duel avec Giscard et putch à l'U.D.R)

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  • Chirac : dur de cheffer à MatignonLe locataire de Matignon entame un bras de fer avec le président : leur rivalité est la même depuis leurs tensions au ministère des Finances. Il se voit imposer par le président un grand nombre de ministres qu'il n'apprécie guère. Notamment Michel Poniatowski à l’intérieur est de ce fait le numéro deux du gouvernement et Jean-Jacques Servan-Schreiber. Jacques Chirac se débarrasse rapidement du co-fondateur de L'Express qui est en désaccord avec lui sur la question des essais nucléaires ; ce qui le pousse à la démission le 9 juin 1974. Pour le remplacer, Valéry Giscard d'Estaing impose Françoise Giroud l’autre co-fondateur de l’Express. Celle-ci devient secrétaire d'État auprès du Premier ministre chargée de la Condition féminine. D'un autre côté, les réformes entreprises par le Président surprennent, puis agacent les gaullistes. Si Jacques Chirac s'investit personnellement dans la défense des plus symboliques d'entre elles, telles la majorité à 18 ans, la loi sur l'avortement, l'extension de la couverture de la sécurité sociale ou la réforme de l'audiovisuel (éclatement de l'O.R.T.F. en sept entités autonomes, comprenant trois chaines et Radio France, tout en conservant le monopole d'État).

    Mais celles-ci, ainsi que certaines actions du Président telles la «poignée de main» à des détenus en prison, rendent sceptiques l'U.D.R. et vont, à l'encontre des idéaux de l'électorat de droite. Beaucoup de «barons du gaullisme» lui reprochent d'être trop proche de l'Élysée et le contraigne le 15 juin 1975 à la démission du secrétariat général de l'U.D.R., au profit d'un de ses proches, André Bord puis, à partir de 1976, Yves Guéna. Espérant être reconnu par le président de la République comme chef de la majorité, l'emploi par l'Élysée du terme de «majorité présidentielle» fait que les relations se tendent entre les deux têtes de l'exécutif. Ce qui pousse ses deux conseillers personnels : Pierre Juillet et Marie-France Garaud, à la rupture avec l’Elysée. (Vidéo : Duel entre Chirac et Giscard)

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  • Chirac : dur de cheffer avec la crise économiqueS’ajoutant aux difficultés politique, une mauvaise situation économique et sociale : il est le premier chef de gouvernement à être confronté aux effets du premier choc pétrolier de 1973 ; le pays connaît sa première récession depuis 1945 (le PIB baisse de 1,6% au quatrième trimestre 1974 et de 1,5% en 1975) et une forte inflation (+13,8% en 1974). Les demandeurs d'emploi passent de 200 000 en 1974 à 1 million en 1976. Dans un premier temps, le gouvernement s'efforce de lutter contre l'inflation née de la hausse du prix du baril de pétrole en adoptant le 12 juin 1974 un plan de «refroidissement» préparé par le ministre de l'Économie et des Finances Jean-Pierre Fourcade. Cette action déflationniste permet à la hausse des prix d'être moins importante les années suivantes (+11,9% en 1975 et +9,5% en 1976) et de réduire le déficit commercial du pays, mais fait chuter dans le même temps le taux d'investissement, fragilisant d'autant la production notamment dans le secteur industriel (celle-ci baisse de plus de 10% en quelques mois). Jacques Chirac et les gaullistes s'opposent à ce plan car favorables à des mesures de relance de l'économie par l'investissement. Le Premier ministre déclare ainsi en juillet 1975 : «Le plan de refroidissement a assez duré. Il ne faut pas écouter les technocrates imbéciles qui veulent freiner les investissements. Les entreprises ont besoin d'une relance». Sa vision s'impose alors doucement au président de la République et après un premier programme «timide» de 6 milliards de Francs complété d'un emprunt de 15 milliards redistribué aux petites et moyennes entreprises au début de l'année 1975, un véritable virage dans la politique économique du gouvernement a lieu en septembre 1975 avec l'abandon du «refroidissement», l'allégement des restrictions de crédits (l'encadrement, les réserves obligatoires et le taux d'intervention de la Banque de France), la mise en place d'un plan de relance de 30,5 milliards de Francs et l'adoption d'un report d'impôt sur les bénéfices pour les entreprises. Cette rupture permet à la production industrielle de repartir à la hausse tout en conservant une inflation stable autour de 10%, mais entraîne un déficit de la balance commerciale de 40 milliards et déstabilise le Franc qui se déprécie d'environ 4,5 % et doit sortir du Serpent monétaire européen le 15 mars 1976.

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  • L'énergie nucléaire Chirac : cheffer pour l’énergie nucléairedevient pour Jacques Chirac un choix stratégique afin de limité la dépendance aux importations d'hydrocarbures. Le Conseil de planification décide le 28 janvier 1975 de limiter à 15% cette dépendance d'ici 1985. La France ne possède en 1974 que dix réacteurs répartis en six centrales pour une puissance totale d'à peine 2 800 MW, et huit sont en cours de construction. Entre 1975 et 1976 la France lance les travaux de 13 réacteurs supplémentaires. Le secteur de l'industrie atomique est réorganisé le 6 août 1975, avec Framatome, filiale du Creusot-Loire, comme seul constructeur des centrales, tandis que le CEA est divisé entre plusieurs filiales autonomes. Le 19 janvier 1976, la COGEMA, filiale à 100 % du CEA, est créée pour s'occuper du cycle de combustion nucléaire, mais son personnel conteste cette décision. Enfin, le gouvernement donne son feu vert le 15 avril 1976 pour le lancement du projet Superphénix, prototype de réacteur à neutrons rapides. 

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  • Chirac : Cheffer pour les technologies françaisesJacques Chirac ; défenseur de l’industrie et des technologies françaises à l'étranger, lors de la visite du chah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi le 24 juin 1974, signe pour environ 20 milliards de contrats d'armement, d'achat de cinq centrales nucléaires et d'obtention par des entreprises françaises de la construction du métro de Téhéran et l'électrification des chemins de fer. Le 20 décembre, Jacques Chirac se rend en Iran et obtient la signature pour 35 milliards de francs, de contrats dont l'adoption par Téhéran du procédé de télévision en couleur français SÉCAM. Il fait de même en Irak, encore respectable à cette époque car laïc et en apparence moderniste ; où il se rend le 30 octobre 1974 pour obtenir des promesses d'achat pour l'industrie à hauteur de 15 milliards de Francs, dont une fois de plus le procédé SÉCAM. Mais il obtient surtout, un accord de coopération énergétique le 18 novembre 1975, avec l'obtention pour des compagnies pétrolières françaises d'avantages : le partage à 23% du pétrole irakien et le projet d'installation d'un réacteur nucléaire expérimental de 1 500 MW destiné à la recherche atomique civile en Irak mais abandonné pour des raisons techniques. Il préfigure un second accord signé le 26 août 1976 à l'origine de la construction du réacteur de 70 MW d'Osirak, surnommé « Ô Chirac » par les Israéliens et une partie de la presse francophone. Cette attitude de « VRP » du « savoir-faire à la Française » lui vaut d'être parodié en bande dessinée, par le scénariste René Goscinny  associé au dessinateur Jean Tabary, dans  une courte histoire d’Iznogoud paru dans Le Journal du dimanche du 8 décembre 1974. (vidéo : Jacques Chirac en Iraq)

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  • Chirac et la rupture avec le président de la RépubliqueLe 11 janvier 1976, le président effectue un remaniement ministériel contre l'avis de Jacques Chirac. Celui-ci souhaite le départ de Michel Poniatowski, Jean-Pierre Fourcade et Françoise Giroud mais Giscard les maintient et ajoute au Gouvernement six secrétaires d'État dont un seul de l'UDR, alors que le Premier ministre voulait le restreindre et augmenter le nombre de gaulliste. Il dénonce le pouvoir exercé par Valéry Giscard d'Estaing et après la défaite de la droite aux élections cantonales de mars 1976 (neuf départements passent alors à gauche), il demande l'organisation d'élections législatives anticipées au cours desquelles son rôle de coordinateur de la majorité serait reconnu et une refonte complète de l'action gouvernementale : abandon de certaines réformes comme la taxation sur les plus-values et une politique plus axée sur le plan social et la défense des libertés.
    Après une rencontre au fort de Brégançon le 6 juin 1976, Jacques Chirac se laisse convaincre par ses collaborateurs et décide de quitter son poste. Il remet sa lettre de démission au président de la République le 26 juillet 1976, mais il accepte de ne la rendre officielle que le 25 août à 11 h 40. Il se justifie avec éclat lors d'une conférence de presse tenue à l'Hôtel Matignon le jour de son départ : «Je ne dispose pas des moyens que j’estime aujourd'hui nécessaires pour assumer efficacement mes fonctions de Premier ministre et dans ces conditions, j'ai décidé d'y mettre fin». Remplacé par Raymond Barre, il est dénoncé dès le soir du 25 août par Giscard dans une interview donnée à TF1. Le chef de l'État reproche à son ancien Premier ministre d'être incapable de résoudre le problème de l'inflation et d'informer clairement l'opinion publique des buts poursuivis par le gouvernement et considère qu'il manque d'autorité et est inapte à donner aux débats politiques la sérénité nécessaire. L'opposition porte un jugement beaucoup moins dur sur son action à Matignon, car si Georges Marchais considère Jacques Chirac comme «le Premier ministre le plus antisocial» qu'il ait jamais rencontré, François Mitterrand dit de lui qu'il a été «le meilleur Premier ministre» que la majorité ait eu à son service. (Vidéo de la journée de démission)

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  • Et Jacques Chirac créa le R.P.R.Jacques Chirac retrouve sans difficulté son siège de député de la 3e circonscription de Corrèze à l'élection partielle du 14 novembre 1976 (avec 53,65% dès le premier tour) ; le maire d'Ussel, Henri Belcour démissionnant pour lui permettre de se présenter. Il entre pour la première fois de manière effective à l'Assemblée nationale où il intègre la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales (jusqu'en 1986, puis de nouveau de 1988 à 1993 et de 1994 à 1995). Il s'attache alors à s'assurer le soutien de la famille gaulliste et à affirmer son poids au sein de la majorité, face aux partisans de Giscard. Le 3 octobre 1976 il annonce sa volonté de rénover l'UDR en plein cœur de son fief électoral de Corrèze : Égletons. Il veut instaurer un «véritable travaillisme à la française». Lors des assises nationales du parti : Porte de Versailles le 5 décembre suivant, auxquelles participent 50 000 personnes, l'UDR se dissout pour donner naissance au Rassemblement pour la République (RPR). Jacques Chirac en est élu président à 96,52% des voix, et désigne son ancien directeur de cabinet à Matignon, Jérôme Monod, comme secrétaire général. Jacques Chirac, désire une force politique populaire et se déplace dans toute la France. Une importante campagne de recrutement est lancée et la veille des élections législatives de 1978 le RPR compte 700 000 adhérents et devient bientôt une puissante machine électorale tant orientée contre l'opposition que contre les «Giscardiens», voulant incarner une voie médiane entre le programme de la gauche socialo-communiste» et «les solutions de la droite conservatrice, orthodoxe, classique». En effet, lors d'un meeting de 100 000 personnes à la Porte de Pantin le 10 février 1977, l'ancien Premier ministre dénonce le «capitalisme sauvage» et affirme que les gaullistes ne doivent pas être confondus avec les «tenants du libéralisme classique» et la «droite» assimilée au giscardisme et au centrisme. Il définit à cette époque le projet gaulliste comme la version française de la social-démocratie. (vidéo extrait du discours de Jacques Chirac Porte de Versailles)

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  • Jacques Chirac à l’assaut de l'Hôtel de ville de Paris (1ère partie)Jacques Chirac critique de plus en plus ouvertement son successeur Raymond Barre et multiplie, selon une stratégie élaborée par Pierre Juillet et Marie-France Garaud des actions de déstabilisation à l'égard du Président. Ainsi il annonce le 19 janvier 1977 sa candidature à la mairie de Paris, (fonction ressuscitée après plus de 105 ans d'absence par le nouveau statut de la ville voté au Parlement en décembre 1975 et auquel Chirac s'était opposé), contre celle de Michel d'Ornano, ministre R.I. (Républicains Indépendant) en exercice proche et soutenu directement par l'Élysée ; en course depuis le 12 novembre 1976. La «bataille de Paris» donne lieu entre les listes «Union pour Paris» de Jacques Chirac et «Protection et Renouveau pour Paris» du giscardien, à coup de sondages «trafiqués» toutes les semaines et de petites phrases, à une campagne acharnée. Les deux listes s'affrontent dans 17 des 18 secteurs de vote. Michel d'Ornano, maire sortant de Deauville, est présenté par ses adversaires et perçu par beaucoup de Parisiens comme un «parachuté» et un aristocrate « élevé dans un pantalon de flanelle ». Les partisans de Jacques Chirac, lui aussi élu d'un autre département, présentent en revanche ce changement de fief électoral comme un «retour aux sources», étant né et ayant fait l'essentiel de sa scolarité dans la capitale. De plus, il n'est tête de liste nulle part et présent qu'en seconde position sur celle du 5e arrondissement, derrière Jean Tiberi. Il sait également s'appuyer sur la classe politique locale, autant sur les gaullistes historiquement bien implantés dans la capitale que sur la droite «», pourtant plutôt proche des R.I., mais n'appréciant guère la décision de Valéry Giscard d'Estaing et de Raymond Barre d'appuyer un non-Parisien pour mener la majorité présidentielle. (vidéo de sa candidature à la mairie de Paris, la polémique dût à sa candidature)

    (Retour aux dates)

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  • Jacques Chirac à l’assaut de l'Hôtel de ville de Paris (2ième partie)Sur 105 candidats des listes «Chirac», 37 sont des élus de la capitale, soit : 17 députés sur les 31 élus (dont 11 sont conseillers sortants de Paris) dans les circonscriptions de la ville dont 15 sur les 18 du RPR, parmi eux : l'ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du général de Gaulle : Maurice Couve de Murville dans le 8e, une parente par alliance du maréchal Leclerc : Nicole de Hautecloque dans le 15e, le président sortant du Conseil de Paris et dernier à avoir exercé cette fonction : Bernard Lafay dans le 17e ou l'ancien Résistant Joël Le Tac dans le 18e) mais aussi 2 des 6 R.I. dans le 16e. 31 conseillers de Paris (dont 11 sont également députés, et un d'entre eux, le R.I. Pierre-Christian Taittinger, ministre en exercice). Les «chiraquiens» mettent en place une campagne active et féroce : leur candidat multiplie tournées des marchés et des commerces, les bains de foule et le serrage de mains à la chaîne. Il insiste sur des thèmes porteurs tels que la propreté de la ville, la fuite des familles modestes et moyennes qu'il veut interrompre et parle de «démocratie du quotidien». L'agressivité culmine avec l'«affaire Françoise Giroud» : la secrétaire d'État à la Culture doit se retirer de la liste «d'Ornano» du 15e arrondissement, après avoir revendiqué sur des tracts être décorée de la Médaille de la Résistance alors qu'aucun document officiel n'indique qu'elle ait jamais reçu cette décoration, ce que l'équipe du RPR a mis à profit d'autant plus facilement qu'il a aligné face à elle une parente du Maréchal Leclerc. Au premier tour le 13 mars, l'Union de la gauche, emmenée par le communiste Michel Fizbin et le socialiste Georges Sarre, arrive en tête grâce aux divisions de la droite et à sa forte implantation dans l'est parisien, avec 32,1 % des suffrages exprimés, tandis que les listes «Chirac» remportent les «primaires» de la majorité avec 26,2% contre 22% à Michel d'Ornano (seule la liste d'union d'Édouard Frédéric-Dupont, avec près des deux tiers des voix dans son secteur de vote, obtient des élus : 4). L'«Union pour Paris » dépasse ainsi «Protection et Renouveau pour Paris» dans 11 secteurs (1er, 4e, 5e, 6e, 8e, 9e, 10e, 11e, 13e, 14e, 5e et 17e arrondissements). Au second tour, il l'emporte avec à peine 2 000 voix d'avance sur l'Union de la gauche, 45% des voix et 50 sièges (auxquels se sont ajoutés les 4 élus du 7e arrondissement), contre 40 à l'opposition et 15 aux candidats de la liste d'Ornano. (chanson de la campagne municipale en vidéo)

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